Ce n'est heureusement que le titre de l'article du Point consacré au projet.
Bien qu'un peu exagéré, il restera malheureusement d'actualité tant que Christian Estrosi ne prendra pas en compte l'inquiétude de beaucoup vis à vis d'une exploitation mercantile du Mercantour et de son joyau le PNM.
Celle-ci ne peut que dévaloriser ce territoire d'exception au détriment de ses populations et de son éventuel classement au patrimoine mondial de l'humanité.
C'est effectivement une bataille entre deux approches opposées, l'une qui veut adapter un parc national à l'homme et l'autre qui prône l'inverse.
La nature fait peur, on ne conçoit pas qu'elle puisse rester sans aménagement. Et bien si, et particulièrement dans un parc national où c'est au visiteur à s'adapter.
Nier l'existence d'un projet de téléphérique pourtant bien connu et mentionné en 2007 dans Nice-Matin et banaliser la destruction d'espaces naturels et d'espèces protégées montrent que Christian Estrosi n'a pas encore pris la mesure des enjeux du projet des Balcons du Mercantour qui dépassent de très loin les petites affaires locales.
Il a pourtant toutes les cartes en main pour en faire un projet exemplaire de valorisation d'un espace d'exception au profit de ses habitants et non une opération touristique de marchandisation du parc au profit de tours-opérateurs.
Sa crédibilité s'en trouverait grandie de dire que le projet de téléphérique à Rabuons est définitivement abandonné et que le Mercantour, cœur ou pas cœur, doit rester un espace naturel protégé, authentique patrimoine d'exception.
Son origine montagnarde devrait plutôt l'inciter à renforcer les atouts de son pays d'origine au lieu de vouloir les détruire.
