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Le projet des Balcons du Mercantour présenté par le Conseil Général des Alpes-Maritimes et porté par son président, Christian Estrosi, avait laissé perplexes beaucoup d'observateurs et suscite déjà de nombreuses oppositions.

Outre son ampleur et son coût, il impliquait des aménagements lourds en sites vierges en plein cœur du Parc National du Mercantour (PNM) dont la charte stipule au contraire que les aménagements touristiques nouveaux doivent rester exceptionnels et répondre à un souci d’intégration dans le paysage et de réversibilité possible.

La communication autour du projet a fait l'effet d'une bombe dans le monde de la montagne et a créé un réel malaise en montrant la réalisation effective de travaux destructeurs en site vierge depuis plusieurs semaines sans aucune information préalable, en insistant sur une démarche marketing de produit d'appel et en donnant l'impression d'une volonté de mise devant le fait accompli.

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Le groupe Aménagement des sentiers précise que le projet doit utiliser les sentiers existants.
Ceux-ci seront exclusivement pédestres, sans aménagement spécifiques pour des publics particuliers, ni aménagement de confort et sans artificialisation.

Le groupe insiste pour que le projet soit considéré dans son ensemble et non par tronçons par rapport aux travaux et aménagements à réaliser. Il reconnaît la nécessité d'homogénéiser la qualité tout le long de l'itinéraire.
Il souligne la nécessité de respecter les réglementations en vigueur : urbanisme, Parc, zones sensibles, de prendre en compte la dimension paysagère, de conserver les tracés et profils existants, de respecter l'intégrité des milieux. Il prône la valorisation du caractère patrimonial des sentiers et pense même que le sentier peut être un outil de préservation du milieu.

La signalisation et les informations sont à exclure en milieux naturels mais à regrouper sur les panneaux dans les zones de vie, en coordination et complémentarité avec les autres itinéraire (Via Alpina et GR). Le balisage ne doit pas dégrader le caractère naturel et les richesses culturelles des lieux. En haute altitude, il sera fait à vue par temps clair, en cas de sentier mal marqué

Concernant l'entretien des sentiers, il recommande de respecter au maximum les profils et assiettes existantes et d'intégrer les enjeux environnementaux avec un diagnostic d'impact.
Les travaux doivent être exécutés dans la majorité des cas de manière manuelle et très exceptionnellement avec le recours d'engins mécaniques, de toute façon  avec l'avis du CS du parc, et dans l'immédiat du Centre de ressources. La réhabilitation doit se faire conformément à l'existant sans aménagement superflu au titre de la sécurité et de l'accessibilité.

D'une certaine façon ce groupe prend le contre-pied des méthodes employées sur le tronçon entre Rabuons et Lagarot. Il tient à préciser que ses conclusions s'appliquent à l'ensemble du projet, dans le cœur du parc comme dans la zone d'adhésion.