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Le projet des Balcons du Mercantour présenté par le Conseil Général des Alpes-Maritimes et porté par son président, Christian Estrosi, avait laissé perplexes beaucoup d'observateurs et suscite déjà de nombreuses oppositions.

Outre son ampleur et son coût, il impliquait des aménagements lourds en sites vierges en plein cœur du Parc National du Mercantour (PNM) dont la charte stipule au contraire que les aménagements touristiques nouveaux doivent rester exceptionnels et répondre à un souci d’intégration dans le paysage et de réversibilité possible.

La communication autour du projet a fait l'effet d'une bombe dans le monde de la montagne et a créé un réel malaise en montrant la réalisation effective de travaux destructeurs en site vierge depuis plusieurs semaines sans aucune information préalable, en insistant sur une démarche marketing de produit d'appel et en donnant l'impression d'une volonté de mise devant le fait accompli.

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Ce sont des moyens lourds qui ont été employés pour réaliser les travaux dans le minimum de temps avec l'utilisation de mini-pelleteuses sur chenillettes (3 ont été engagées) transportées par hélicoptère, de brise-roche et d'explosif, dans la pure tradition montagnarde comme l'indique ironiquement le commentateur de France 3.

 L'utilisation d'engins sur chenillettes, sans être fréquente, est usuelle en montagne, le plus souvent sur des chantiers de faible ampleur et proches des villages. Ici, leur utilisation massive, honteusement glorifiée par une communication intensive (TF1, France 3, ...), a choqué beaucoup d'amoureux de la montagne profondément attachés à l'utilisation de méthodes douces. La démesure l'a emporté en fonçant tout droit et en détruisant tout irrémédiablement sur une largeur variant de 1,20 mètre, plus souvent 1,50 mètre à parfois plus de 2 mètres et sur des hauteurs pouvant dépasser les 2 mètres.
Aujourd'hui la tendance est de plus en plus à l'utilisation de méthodes douces, seules à même dans le cas présent de tenir compte de la topographie, du relief et de l'environnement et de minimiser l'impact des travaux.

Enfin, les moyens employés sont la parfaite illustration de la démarche Attila ou à la tronçonneuse qui semble présider au projet dans tous ses aspects : concertation initiale avortée,  communication, réalisation ...

Malheureusement, l'utilisation d'engins destructeurs pour l'entretien des chemins se généralise dans le 06. C'est ainsi qu'à nouveau une mini-pelleteuse a été utilisée en octobre 2008 aux Barres de Roya, donc cette fois en plein cœur du PNM. 

Tout se passe comme si les promoteurs avaient perdu le sens de la nature et, engagés dans leur frénésie d'aménagement, ne réalisaient plus l'incongruité de telles méthodes dans des espaces naturels.

Il est urgent que le CG06 arrête l'utilisation de telles méthodes de travail et que le parc montre l'exemple de l'utilisation de méthodes douces non destructives sur l'ensemble de son territoire.

Se reporter à la question 32 pour la justification de cette exigence.